Sillumine, Spectacle de feu et Pyrotechnie

Synopsis

Dans ce monde dévasté, un seul arbre est dressé. L’homme a transformé sa terre nourricière en désert de fer. Sortie des forges de vulcain, l’arbre de vie plonge ses racines profondes dans le magma de la terre, toujours ravivé par le cœur de Gaia.

Un survivant des temps jadis, dernier gardien des lieux, décide de ramener la vie en rallumant trois déités féminines. Par leurs danses de feu et leurs incantations sacrées, elles sculptent un nouveau de lumière, invitant l’énergie à se manifester.

Dans l’arbre, la lune est accrochée, telle un miroir témoin du passé. Riche de cette mémoire, les forces de vie réensemence la terre.

Note d’intention

Tel un hymne à la source de vie, « l’arbre lune » est une allégorie des mythes anciens inscrits dans notre mémoire collective.

De Prométhée à Vulcain, en passant par Déméter et Perséphone, différents archétypes se révèlent projetant le public dans un univers onirique et enchanteur.

Carapaçonnées dans leurs costumes, trois danseuses, jongleuses mènent le jeu tandis qu’un régisseur comédien entretien le feu et veille sur l’espace scénique. Les tableaux s’entremêlent, les manipulations d’objets enflammés et les artifices rythment les chorégraphies pyrotechniques.

Le fil rouge du spectacle montre les différentes conséquences de l’emprise de l’homme sur la matière. La scénographie évoque la fin d’un monde et sa renaissance.

Elle est centrée sur un arbre en métal, l’arbre de vie, et ses fruits de feu, les artifices.

Le métal symbolise le pouvoir de l’homme sur son environnement. Il l’a transformé et ainsi détruit sa terre nourricière. Dans ce décor minéral et nocturne, le feu est mis à l’honneur, le cœur de Gaïa se réveille.

Alors le jardinier de feu appel une trinité féminine, femmes insectes, aux apparences elfiques qui viennent polliniser la terre pour ramener la vie. De leur chaudron, elles invoquent l’énergie créatrice. Le sabre, tel une arme de guérison, équilibre force et douceur tandis que leurs étincelles et explosions révèlent l’animalité inhérente à la nature. L’aspect sauvage invite le chaos nécessaire au renouveau.

L’arbre est un observateur silencieux. Ses racines plongent profondément dans le sol de la terre mère tandis que ses branches s’élèvent pour chercher la lumière du soleil. Il est le vivant équilibre entre la terre et le ciel, entre le féminin et le masculin, entre donner et recevoir. Il montre aux humains comment se tenir grand.

L’arbre de feu est l’emblème de la matrice et de son magma. La présence de la lune, miroir du soleil, dont le cycle révèle la ronde des saisons sur terre et dans le corps des femmes, exerce son influence.

L’arbre lune symbolise la connexion féminine à la source de vie.

Les personnages font danser leur flamme intérieure et réclament la souveraineté de leur corps. L’homme reprend son rôle de gardien au service de la vie et la femme son pouvoir aux multiples visages. Le feu prend sa juste place, celle d’éclairer nos ombres. Il met en lumière notre humanité.

Et quand l’arbre sacré s’illumine, alors le feu révèle, sublime, embrase, brûle et enflamme nos âmes, pour nous montrer la grâce descendant du ciel pour épouser la terre.